Ageplay : entre ABDL et DDLG, point sur les jeux de régression

jouet enfant

Aujourd’hui nous allons aborder les jeux de régression, ou ageplay en anglais. En bref, les jeux de régression consistent à jouer à retomber dans un état antérieur, allant de la petite enfance (nouveau né) à l’adolescence. L’âge sera déterminé par chacun des pratiquants, en fonction du type de jeu auquel ils s’adonnent. Ces jeux occupent une place dans le BDSM car l’on retrouve les codes de la domination et de la soumission. Ces jeux sont une niche dans le BDSM comme le Petplay.

ABDL : Adult Babies – Diapper Lovers

Encore des acronymes dans la famille BDSM ! On vous aide à y voir plus clair. Pour rappel le BDSM signifie « Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sado-Masochisme »
Vous êtes peut-être déjà tombé sur une annonce, ou un profil indiquant dans ses pratiques « ABDL » et vous ne savez pas ce que c’est ?
ABDL se classe dans la catégorie des fétiches, notamment d’infantilisation, comme les couches culottes. Il fait partie de la grande famille des jeux de régression, ou « ageplay », mais ici l’âge est bien définit, il s’agit de revenir à son état de nourrisson.

Cette acronyme signifie « Adult Babies / Diapper Lovers », littéralement des adultes bébés qui aiment porter des couches. Toutes les régressions sont permises, comme s’habiller avec des vêtements de bébés (grenouillères, body, gigoteuse), avoir une tétine, boire dans un biberon…

Dans le fabuleux milieu ABDL, il y a un vocabulaire à respecter afin de s’y retrouver.
Les « littles » ou « AB » sont les petits, autrement dit les adultes se déguisant ou se comportant comme des bébés, ceux qui vont régresser.
Les « DL » pour Diapper Lovers, ceux en culottes courtes, autrement dit les porteurs de couches.
Et enfin, car ce jeu ne se joue pas seul, les « grands » qui se feront appeler « mommy » ou « daddy ».

Il n’y a pas de règle concernant le sexe de la personne soumise ou dominante. Cela peut être un homme ou une femme qui porte une couche ou qui prend soin de son petit.
Lorsque l’humiliation implique un homme qui porte des vêtements qui ne lui sont pas destinés et tient le rôle d’une petite fille, on parle de sissification (autre terme répandu dans le BDSM).

DDLG : Daddy Dom for a Little Girl

Quelle différence entre les ABDL et DDLG ?
Et oui encore un acronyme ! DDLG signifie « Daddy Dom for a Little Girl » littéralement « Papa dominant pour petite fille »

Nous sommes dans les 2 cas sur un registre de régression. Dans le cas du DDLG, c’est forcément la femme qui sera soumise et aura une attitude de « petite fille chérie à son papa », l’âge est à définir entre les participants contrairement à l’ABDL qui met forcément en scène un bébé.
Physiquement la soumise fera tout pour ressembler à une enfant ou une adolescente, et cela peut même être parfois bluffant ! En revanche, elle ne va pas jusqu’à porter une couche, ce privilège est réservé uniquement au Diapper Lovers.

Comme dans la vie courante, les grands vont prendre soin des petits qui vont se faire chouchouter, et avoir toute l’attention qu’ils demandent.
Les petits eux seront dans leur bulles, dans l’insouciance d’un enfant, laissant totalement de côté les problèmes auxquels nous sommes confrontés une fois adulte. Comme Peter Pan disait à Wendy « ne grandis pas, c’est un piège ». Ces jeux de régression permettent aux petits une forme de lâcher prise, et de détente.

Peter Pan

Bien sûr, cela provoque également une forme d’excitation, et c’est pour cela que les jeux rentrent dans les pratiques sexuelles.

Concernant les Diapper Lovers, pour certains, porter des couches n’est pas forcément un acte sexuel. C’est juste pour eux un plaisir d’en porter. Cela peut aussi être excitant du fait que ce soit tabou, interdit ou peu avouable en société. Pour d’autres cela fait partie des actes sexuels et ils vont aimer se faire masturber quand leur Daddy ou Mommie changera leur couche. Ici la couche n’a pas pour objectif de remplir sa fonction (c’est à dire qu’on ne fait pas obligatoirement ses besoins dedans), c’est plutôt un symbole de dépendance, de soumission à celui qui doit la changer.

Pour les grands, ils prennent plaisir à prendre soin de quelqu’un d’autre. Cet altruisme et cette bienveillance les rend heureux. Ils trouvent leur récompense dans la confiance que leur ont accordé les petits. Les petits ont tendance à idolâtrer les grands, qui en retirent une satisfaction et peuvent exercer leur pouvoir de domination sur eux (on retrouve ici les codes du BDSM avec la relation D/s). Les grands tiennent donc plus un rôle de protecteur bienveillant que réellement de parent.

 

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