Le sodurètre ou sounding

tire bouchon dans bouchon

Qu’est ce que le sodurètre, ou sounding ?

Ce mot est la contraction de « sodomie » et « urètre ». C’est une pratique sexuelle qui consiste à introduire une sonde ou objets, dans le canal de sortie de la vessie afin de booster son plaisir. Cette pratique n’est pas sans risque, mieux vaut donc introduire une sonde prévue à cet effet ou des objets propres et stérilisés. Pour des raisons de sécurité, il vaut donc mieux éviter les pailles, stylos, capuchons, crayon à papier, brosse à dent, aiguille, vis, cuillère…

Avant toutes choses, faisons le point sur les risques encourus si vous vous montrez imprudent (liste non exhaustive) :

  • Difficultés à uriner
  • Blessure à l’urètre ou à la vessie
  • Sang dans les urines
  • Gangrène
  • Rétrécissement de l’urètre (si pratiqué trop souvent).

Maintenant la mise en garde effectuée, nous allons pouvoir tenter de répondre à « pourquoi pratiquer le sodurètre ? »

Avant, laissez-nous introduire le médecin et chercheur allemand Ernst Gräfenberg, connu pour ses travaux en gynécologie. Nous lui devons beaucoup, car c’est son nom que porte le point le plus connu, celui qui joue un rôle majeur dans l’orgasme féminin, j’ai nommé : le point G (ou point de Gräfenberg, rien que ça). Au cours de sa carrière, il a pu observer des femmes qui s’étaient introduit une épingle à cheveux dans l’urètre lors de la masturbation, certaines ayant fini aux urgences car l’épingle partait se loger dans la vessie. Grâce à ses observations, il en conclu que : « Analogue à l’urètre masculin, l’urètre féminin semble également entouré d’un tissu érectile […] Au cours de la stimulation sexuelle, l’urètre féminin se met à grossir et devient facilement perceptible au toucher […] La partie la plus excitable est située sur l’urètre postérieur, à sa sortie du col de la vessie ». Donc l’urètre conduirait directement à l’orgasme.

Chez la femme, les racines du clitoris et le Pont G sont situés autour de l’urètre, cette pratique permettrait alors de masser cette zone de l’intérieur.
Chez les hommes, cela permettrait l’accroissement de la sensibilité du pénis et une sensation continue proche de l’éjaculation. Vous commencez à saisir l’intérêt ? En poursuivant le chemin, on arrive à la prostate.

Cette pratique sexuelle, bien qu’utilisée dans le milieu sado-masochiste, est en fait vouée au plaisir. Le sodurètre est pratiqué chez les individus en quête de plaisir, et non à la recherche de douleur. Même si, cela ne tombe pas sous le sens au premier coup d’œil.

Quelle sonde utiliser ?

Pour un plaisir en toutes sécurité, il existe 3 types de sondes à urètre que vous pourrez utiliser. Quelle que soit la sonde que vous choisirez, ne forcez jamais l’insertion. Tout doit être propre et désinfecté, vous y compris. Si à un moment vous sentez un blocage, ressortez la sonde. Le mieux est d’utiliser du lubrifiant pour faciliter l’insertion, et de laisser faire la gravité. Vous pouvez débuter en solo pour être à l’écoute de votre corps et de vos sensations.

  • Les sondes plug : comme un plug anal, cela peut être considéré comme un bijou. Certains sont parés d’un anneau autour du pénis qui maintient le plug  et empêche l’expulsion au moment de l’éjaculation. Ces sondes peuvent ressembler grosso-modo à un bouchon de champagne.
  • Les tiges : ou dilatateur d’urètre. Existent en différentes tailles et formes. Peuvent prendre la forme d’un chapelet ou d’une tige simple mais vibrante. Celles-ci permettent en plus de la dilatation d’urètre de débuter dans la pratique de l’électrostimulation du pénis..
  • Les tiges cathéter : en silicone, celle-ci est flexible et permet de stimuler le sexe en allant jusqu’à la vessie. C’est la plus adaptée pour stimuler la prostate. Creuse, elle permet de laisser passer l’urine, et donc de coupler avec des jeux uro. C’est la plus complète car certaines d’entre elles sont aussi vibrantes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *